
Chapelle de Barbizon
The building
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Barbizon n'avait pas d'église. Le hameau dépendait de la paroisse de Chailly-en-Bière, et les habitants empruntaient le dimanche le « chemin de la Messe » — la rue porte encore ce nom — pour gagner la vieille église qui domine la plaine de Bière. C'est ce clocher-là, celui de Chailly, qui sonne à l'horizon de L'Angélus.
La grange où Théodore Rousseau avait installé son atelier, et où il réunissait le samedi Millet, Díaz, Barye, Ziem et quelques autres, fut aménagée en chapelle en 1889, vingt-deux ans après sa mort. L'édifice fut béni le 24 janvier 1889 par l'abbé Jean-Baptiste Eugène Séroin, curé-doyen de Notre-Dame de Melun ; l'abbé Amédée Fageon en fut le premier curé. Le clocher est l'œuvre de l'architecte Charles-Louis Millet, deuxième fils de Jean-François Millet — le fils d'un peintre de Barbizon dessinant le clocher qui s'élève sur l'atelier d'un autre.
La chapelle, dédiée à Notre-Dame de la Persévérance et parfois appelée chapelle Saint-Paul, fut agrandie en 1920 puis en 1965. Barbizon s'était séparée administrativement de Chailly le 20 novembre 1903. Le bâtiment qui commença comme grange, devint atelier, puis lieu de prière, est l'une des histoires les plus discrètes du village.