Table
Où manger à Barbizon
D'un chef breton qui cuisine le poisson au cœur de la forêt à un salon de thé franco-japonais : un guide pratique des tables à connaître.

Un village d'un peu plus d'un millier d'habitants ne fait pas vivre longtemps une table médiocre : celles qui durent ici le doivent à leur qualité, et au fait que les habitants y mangent eux-mêmes. Ce qui suit n'est pas un classement, mais une carte des registres, des humeurs et des moments de la journée.
Pour un vrai déjeuner ou dîner
Le Relais de Barbizon (2 avenue du Général-de-Gaulle) est la table de destination. Le chef breton Mikaël Briens y fait entrer l'air salé de la Bretagne au cœur de la forêt : poissons et fruits de mer, une association improbable et parfaitement réussie. La terrasse est longue et ombragée. Réservez en été, surtout pour le déjeuner du week-end. Fermeture annuelle en août.
L'Ermitage Saint Antoine (51 Grande Rue) a rouvert en janvier 2026 sous la direction de la cheffe Cyrine Jarretie : restaurant gastronomique, bar à tapas, coffee shop, bar de nuit et épicerie fine sous un même toit. Une maison qui se prête aux déjeuners qui se prolongent sans qu'on s'en excuse.
Le Gaulois (64 bis Grande Rue) est une tout autre proposition : de la viande sérieuse, du vin sérieux, sans prétention. Plus de 250 références de vins et une réputation patiemment construite. Le genre de restaurant qui fait vivre un village : on y croise les habitants, pas seulement les visiteurs.
Pour quelque chose de plus léger
O Bout (16 Grande Rue), au bout de la rue côté forêt : restaurant, bar à vins et épicerie de produits locaux. Il se remplit vite ; venez tôt.
La Bohème, voisine de l'atelier de Millet, ce qui est soit un cliché touristique, soit l'un des faits discrètement extraordinaires de Barbizon, selon votre tempérament. Cuisine de bistrot résolument classique, terrasse couverte de lierre, prix raisonnables pour ce qu'on y mange.
L'Angelo (31 Grande Rue) nourrit le village depuis plus de dix ans : bonnes pizzas, terrasse ombragée, une fidélité qui résiste aux week-ends d'été. Réservez en haute saison.
Barjole (61 Grande Rue), longtemps crêperie, a rouvert en 2026 dans un registre méditerranéen, avec sa terrasse-jardin et sa cheminée. Un déjeuner sûr entre deux musées.
Le Royal (50 Grande Rue) est le café pivot du village : brasserie et bar du petit matin jusqu'au soir, terrasse et assiettes généreuses.
Café, pâtisserie et une heure plus lente
L'A Pâtisserie KG (33 Grande Rue) est l'ouverture la plus enthousiasmante de la rue. Le chef étoilé Kunihisa Goto y a ouvert en avril 2025, avec la pâtissière Ayako Kishi, un salon de thé franco-japonais intime : créations au matcha, pâtisseries françaises de saison, un calme qui se mérite.
La Juxtaposition (26 Grande Rue) est l'autre salon à connaître : une vingtaine de thés, des pâtisseries maison, une boutique et une galerie. Citée au Gault & Millau.
Via Veneto Glaces (56 bis Grande Rue), installé en juin 2024, fabrique ses glaces et sorbets dans son propre atelier, au lait bio de Moigny-sur-École. La fin logique d'une promenade.
Pour un pique-nique en forêt
Maison Morin (57 Grande Rue) est sur la Grande Rue depuis 1989. Laurent Morin a bâti la réputation de la charcuterie ; son fils Victorien, qui a repris la maison en 2021, y a ajouté la pâtisserie, l'épicerie fine et un laboratoire vitré visible depuis la boutique. Vente à emporter uniquement : idéal pour composer un pique-nique avant la forêt.
La Boucherie de l'Angélus (64 Grande Rue) fait le reste : viande, charcuterie, cave à vin, épicerie fine. Tout ce que la forêt demande, en un seul arrêt.
Note pratique
Les restaurants de Barbizon sont pleins les week-ends d'été et pendant les vacances scolaires. D'avril à octobre, réservez au Relais, à L'Ermitage et à La Bohème ; un appel au Gaulois et à O Bout vaut la peine, même en semaine, en haute saison. La plupart des restaurants ferment au moins un jour en semaine : vérifiez avant de faire le déplacement.